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TinyPNG vs Squoosh vs CompressIMG : Comparaison honnête

By Artur11 min de lecture

Tu as besoin de compresser des images. Tu tapes "compresser image en ligne" dans Google et tu tombes sur des dizaines d'outils. TinyPNG, Squoosh, CompressIMG, et plein d'autres.

Tous promettent des fichiers plus légers. Mais ils marchent de façon très différente. Certains limitent ce que tu peux faire en gratuit. D'autres ne gèrent qu'une seule image à la fois. D'autres encore ne prennent en charge que quelques formats.

Voici un comparatif sans blabla de trois outils populaires. Ce qu'ils font bien, là où ils pèchent, et lequel correspond à tes vrais besoins. Si tu débutes avec la compression d'images, commence par notre guide complet.

Qu'est-ce qui différencie chaque compresseur d'images ?

Ces trois outils partagent le même objectif mais prennent des chemins différents.

TinyPNG est le plus ancien et le plus connu. Il a démarré en 2014 comme compresseur réservé au PNG. Aujourd'hui, il gère aussi JPEG, WebP et AVIF. Tu charges tes images, il les compresse avec son propre algorithme, et tu récupères le résultat. Simple.

TinyPNG prend toutes les décisions pour toi. Pas de curseur de qualité. Pas d'options de format. Tu déposes tes fichiers et tu récupères des fichiers plus légers. C'est tout.

Squoosh est le compresseur open source de Google. Il tourne entièrement dans ton navigateur. Tes images ne quittent jamais ton appareil. Il te donne un contrôle poussé sur les réglages de codec, un aperçu côte à côte en temps réel, et le support de formats récents comme AVIF et JPEG XL.

Le compromis ? Squoosh ne gère qu'une seule image à la fois. Aucun traitement par lot.

CompressIMG se situe entre les deux. Il gère les envois par lot (jusqu'à 20 images), propose un curseur de qualité, et prend en charge le plus grand nombre de formats. Il offre aussi une API pour les flux de travail automatisés.

Voici un aperçu rapide :

Fonction TinyPNG Squoosh CompressIMG
Batch upload Up to 20 1 image only Up to 20
Quality control No slider Full codec settings Quality slider (1-100)
Input formats JPG, PNG, WebP, AVIF JPG, PNG, WebP, AVIF, GIF JPG, PNG, WebP, AVIF, TIFF, GIF, HEIC
Side-by-side preview No Yes Yes
Processing Server-side In-browser Server-side
API Yes (paid) No Yes
Account needed No (web) No No
Open source No Yes No

Quel outil te donne le plus de contrôle sur la qualité ?

C'est là que les trois outils se distinguent le plus.

TinyPNG ne te donne aucun contrôle. Tu charges une image. Il la compresse. Tu prends ce qu'il te donne. Pas de curseur de qualité, pas de choix de format, pas de réglages avancés.

Pour beaucoup de gens, ça suffit. L'algorithme de TinyPNG fait du bon travail. Il réduit la taille du fichier de 40 à 70 % avec une perte de qualité à peine visible. Si tu veux juste "rendre ça plus léger" sans réfléchir, TinyPNG fait l'affaire.

Mais si le fichier revient trop petit et pixelisé ? Tu ne peux pas lui dire de doser moins. Si ce n'est pas assez léger ? Tu ne peux pas pousser plus fort.

Squoosh est à l'opposé. Il te donne un contrôle total sur tout. Choisis ton codec (MozJPEG, OxiPNG, WebP, AVIF). Ajuste la qualité avec un curseur précis. Modifie les réglages avancés comme la taille de la palette de couleurs et le niveau d'effort.

Squoosh affiche aussi un aperçu en temps réel. Tu peux glisser un curseur sur l'image pour comparer l'original et la version compressée pixel par pixel. C'est parfait pour trouver le bon équilibre qualité/poids.

L'inconvénient ? Il faut savoir ce que tu fais. Choisir entre MozJPEG à qualité 75 et WebP à qualité 80 demande un minimum de connaissances. Pour les débutants, les options peuvent vite devenir intimidantes.

CompressIMG adopte une approche équilibrée. Tu as un curseur de qualité de 1 à 100. La valeur par défaut est 60, ce qui fonctionne bien pour la plupart des images. Monte-le pour une meilleure qualité, baisse-le pour des fichiers plus légers. Il détecte aussi ton format de fichier, donc pas besoin de choisir un codec à la main.

Comme Squoosh, CompressIMG affiche une comparaison côte à côte avec un curseur. Tu peux le glisser sur l'image pour voir l'original à côté du résultat compressé. Ça permet de repérer facilement les changements de qualité avant de télécharger.

C'est le juste milieu pour la plupart des utilisateurs. Assez de contrôle pour ajuster les résultats. Un aperçu visuel pour vérifier la qualité. Pas trop d'options au point d'avoir besoin d'un manuel.

Tu peux compresser plusieurs images en même temps ?

C'est la plus grosse différence entre ces outils. Si tu travailles avec plus de quelques images, le traitement par lot change tout.

TinyPNG te permet d'envoyer jusqu'à 20 images d'un coup. Tu les déposes, tu attends un instant, et tu télécharges le tout en ZIP. Pour les web designers et créateurs de contenu qui gèrent plusieurs fichiers, ça fait gagner beaucoup de temps.

Le hic, ce sont les limites du plan gratuit. Chaque fichier ne peut pas dépasser 5 Mo. Et l'outil web gratuit permet environ 100 compressions par mois. Atteins cette limite et il faudra payer.

Squoosh ne gère qu'une seule image à la fois. Aucun mode batch. Si tu dois compresser 20 photos, il faut les traiter une par une. Charger, régler, télécharger, recommencer.

Squoosh avait un outil en ligne de commande (squoosh-cli) qui prenait en charge le traitement par lot. Mais le projet semble avoir ralenti son développement. Pour la plupart des utilisateurs, c'est toujours une image à la fois.

C'est le plus gros point faible de Squoosh. Ça rend l'outil inutilisable pour quiconque traite plus qu'une poignée d'images.

CompressIMG prend aussi en charge jusqu'à 20 images par lot. Charge-les toutes, règle ton niveau de qualité une seule fois, et compresse tout d'un coup. Pas de limite mensuelle de compression sur l'outil web. Pas besoin de compte.

Pour le traitement par lot, TinyPNG et CompressIMG sont à peu près équivalents. Squoosh est loin derrière.

Quels formats de fichiers chaque compresseur prend-il en charge ?

La prise en charge des formats compte plus qu'on ne le pense. Tout le monde ne travaille pas avec des JPEG et des PNG. Les photographes prennent des photos en HEIC. Les designers travaillent en TIFF. Les GIF sont partout.

Format TinyPNG Squoosh CompressIMG
JPEG/JPG
PNG
WebP
AVIF
TIFF
GIF ✅ (input only)
HEIC/HEIF ✅ (converts to JPEG)
JPEG XL ✅ (beta)

TinyPNG couvre les quatre formats web les plus courants : JPEG, PNG, WebP et AVIF. C'est suffisant pour la plupart des sites. Mais si tu as des fichiers TIFF d'un scanner ou des photos HEIC d'un iPhone, il faudra les convertir d'abord avec un autre outil.

Squoosh prend en charge un ensemble similaire de formats d'entrée, plus le GIF. Côté sortie, il propose aussi des codecs expérimentaux comme JPEG XL et WebP v2. Ils ne sont pas encore bien supportés par les navigateurs, mais c'est utile pour tester les formats du futur.

CompressIMG a la prise en charge la plus large. Il gère tout ce que les deux autres font, plus TIFF, GIF et HEIC. Les fichiers HEIC des iPhones sont convertis en JPEG pendant la compression. Aucune étape supplémentaire.

Un point à noter sur la compression des GIF. Tous ces outils aplatissent les GIF animés en une seule image fixe. Si tu as besoin de compresser une vraie animation, il te faudra un outil GIF spécialisé.

La prise en charge du TIFF est une fonction de niche. Mais si tu travailles avec des documents scannés ou des fichiers prêts pour l'impression, ça compte. Ni TinyPNG ni Squoosh ne peuvent traiter les fichiers TIFF.

Quel outil est le meilleur pour les développeurs qui ont besoin d'une API ?

Si tu construis un site, une appli, ou un flux de travail automatisé, tu ne veux pas compresser des images à la main. Tu as besoin d'une API.

TinyPNG a une API bien documentée. Tu obtiens 500 compressions gratuites par mois. Après ça, chaque compression coûte 0,009 $ (moins d'un centime). L'API prend en charge JPEG, PNG, WebP et AVIF. Elle a aussi des plugins officiels pour WordPress, Magento et d'autres plateformes.

L'API de TinyPNG est l'option la plus mature. Elle existe depuis des années et des milliers de développeurs l'utilisent. Mais le prix à la compression peut vite grimper. Un site qui traite 10 000 images par mois paierait environ 85 $/mois après le quota gratuit.

Squoosh n'a pas d'API du tout. C'est un outil navigateur et un CLI. Impossible de l'intégrer dans un flux de travail côté serveur. Pour les développeurs, c'est une impasse.

CompressIMG propose une API qui gère tous les formats supportés, y compris HEIC et TIFF. L'accès à l'API nécessite un plan d'abonnement. L'utilisation est suivie par quotas mensuels plutôt que par facturation à la compression.

CompressIMG a aussi un node communautaire officiel pour n8n. Ça te permet d'ajouter la compression d'images à n'importe quel flux d'automatisation n8n. Connecte-le à des envois de fichiers, des déclencheurs CMS, ou des pipelines e-commerce sans écrire de code. Des intégrations WordPress et Shopify sont aussi prévues.

Pour les développeurs, le choix se fait surtout entre TinyPNG et CompressIMG. TinyPNG a une documentation plus mature et une plus grande bibliothèque de plugins aujourd'hui. CompressIMG offre une prise en charge plus large des formats, l'intégration n8n, et un modèle de prix différent. Squoosh n'est pas dans la course.

Intégration TinyPNG Squoosh CompressIMG
REST API
WordPress plugin Planned
Shopify plugin Planned
n8n node
CLI tool

Comment se comparent les plans gratuits et les tarifs ?

Le prix compte. Surtout quand tu veux juste réduire la taille de quelques images.

TinyPNG (plan gratuit) :

  • Jusqu'à 20 images par envoi
  • 5 Mo max par fichier
  • Environ 100 compressions par mois
  • Pas de contrôle de qualité

TinyPNG (plans payants) :

  • Pro : 39 $/an (compressions illimitées, 75 Mo par fichier)
  • Ultra : 149 $/an (compressions illimitées, 150 Mo par fichier)
  • API : 500 gratuites/mois, puis ~0,009 $ par compression

TinyPNG a augmenté son prix Pro de 25 à 39 $/an sans ajouter de nouvelles fonctions. Certains utilisateurs de longue date n'ont pas apprécié.

Squoosh :

  • Totalement gratuit, sans limites
  • Pas de plan payant
  • Pas d'API à payer
  • Open source

Squoosh gagne sur le prix. C'est gratuit pour toujours, sans plafond. Si tu n'as besoin de compresser qu'une image à la fois et que tu veux un contrôle total, ça ne coûte rien.

CompressIMG (outil web gratuit) :

  • Compression par lot jusqu'à 20 images
  • Curseur de qualité
  • Tous les formats supportés
  • Pas besoin de compte
  • Pas de limite mensuelle sur l'outil web

CompressIMG (API/premium) :

  • Plans d'abonnement pour l'accès API
  • Quotas mensuels inclus
  • Prise en charge étendue des formats via API

Pour un usage occasionnel, les trois outils sont gratuits. Les différences apparaissent à grande échelle. Si tu traites des centaines d'images, les coûts à la compression de TinyPNG s'accumulent. Si tu as besoin du traitement par lot sans payer, l'outil web gratuit de CompressIMG n'a pas de plafond mensuel.

Qu'en est-il de la confidentialité et de la sécurité ?

La destination de tes images est importante. Surtout si tu travailles avec des photos sensibles ou des fichiers clients.

Squoosh est le grand gagnant ici. Tout le traitement se fait dans ton navigateur avec WebAssembly. Tes images ne quittent jamais ton appareil. Rien n'est envoyé à un serveur. Pour les images confidentielles, c'est l'idéal.

TinyPNG envoie tes images sur ses serveurs pour les traiter. Les images sont stockées temporairement puis supprimées après un court délai. Pour la plupart des usages, ça convient. Mais si tu travailles avec des images médicales, des documents juridiques, ou des données client sensibles, le traitement côté serveur peut poser problème.

CompressIMG traite aussi les images côté serveur. Les fichiers compressés sont stockés temporairement via des URL signées qui expirent. Comme TinyPNG, c'est une pratique standard, mais ça veut dire que tes images passent par des serveurs externes.

Si la confidentialité est ta priorité absolue, Squoosh est le choix le plus sûr. Si tu as besoin du traitement par lot ou d'une API, il faudra faire confiance au traitement côté serveur.

Quel compresseur d'images choisir ?

Il n'existe pas d'outil "meilleur" unique. Le bon choix dépend de ta façon de travailler.

Choisis TinyPNG si :

  • Tu ne veux aucune décision à prendre. Charge et compresse.
  • Tu as besoin de l'intégration WordPress.
  • Tu travailles uniquement avec JPG, PNG, WebP ou AVIF.
  • Ça ne te dérange pas de payer 39 $/an pour des compressions illimitées.

Choisis Squoosh si :

  • Tu compresses une seule image à la fois.
  • Tu veux un contrôle pixel par pixel sur la qualité.
  • La confidentialité compte et tu ne veux pas que tes images quittent ton appareil.
  • Tu aimes tester des codecs récents comme JPEG XL.

Choisis CompressIMG si :

  • Tu compresses plusieurs images par lot.
  • Tu veux à la fois le traitement par lot et un curseur de qualité.
  • Tu travailles avec des photos HEIC d'iPhones ou des fichiers TIFF de scanners.
  • Tu as besoin d'une API avec une prise en charge large des formats.
  • Tu veux un outil gratuit sans limite mensuelle de compression.

La réponse honnête ? Garde les trois en favoris. Utilise Squoosh quand tu as besoin d'un contrôle précis sur une seule image. Utilise TinyPNG quand tu veux une compression rapide sans te prendre la tête. Utilise CompressIMG quand tu as besoin du traitement par lot, de la flexibilité des formats, ou d'un accès API.

Chaque outil excelle dans son domaine. Le plus malin, c'est de savoir lequel utiliser au bon moment.

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